| pix's profile- Join The Mascarade ! -PhotosBlogLists | Help |
|
|
September 08 124.1Le cauchemar de Darwin II - le retour
Le déversement de plusieurs tonnes de déchets toxiques, peut-être venus de l'étranger, dans des décharges d'Abidjan, a provoqué la mort d'au moins deux personnes et intoxiqué des centaines d'autres, embarrassant un gouvernement ivoirien accusé de laxisme par les victimes.
Au moins deux fillettes sont mortes lundi après avoir inhalé ces produits toxiques déversés depuis trois semaines dans des décharges publiques d'Abidjan, a-t-on appris mardi de source hospitalière. "Il y a eu deux morts, une fillette de quatre ans et une autre de neuf ans au CHU (Centre hospitalier et universitaire) de Cocody", l'un des quartiers chics de la capitale économique ivoirienne où les produits ont été déversés, a affirmé à l'AFP un responsable du CHU de Cocody sous couvert de l'anonymat. L'affaire a été dévoilée ces derniers jours dans la presse d'opposition, et a pris de l'ampleur à mesure que l'on recensait des victimes d'intoxication par centaines dans la capitale économique ivoirienne. Selon plusieurs quotidiens, dans la nuit du 19 au 20 août, le Probo Koala, un navire affrété par une société immatriculée aux Pays-Bas, aurait déversé plusieurs tonnes de déchets très toxiques dans les décharges publiques d'Akouédo, de la zone industrielle de Vridi et du plateau Dokoui. Depuis, plusieurs centaines d'habitants des quartiers bordant ces décharges ont été victimes d'intoxications. Lundi après-midi, alors que le gouvernement continuait de garder le silence, une source hospitalière a indiqué à l'AFP que le centre hospitalier universitaire (CHU) du quartier de Cocody avait reçu, depuis le jeudi précédent, plus de 340 personnes intoxiquées par l'inhalation de ces déchets. Au CHU de Treichville, un autre quartier d'Abidjan, on indiquait également qu'un nombre inconnu de personnes intoxiquées avaient été prises en charge. Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté sur le plateau Dokoui en dénonçant le "laxisme" du gouvernement. Réclamant "la vérité et la transparence", les manifestants, en majorité des jeunes, ont érigé des barrages, notamment autour de la décharge, obligeant les automobilistes à rebrousser chemin. Rassemblés dans le calme, ils brandissaient des pancartes barrées des slogans "Banny (Charles Konan Banny, Premier ministre, ndlr) et son gouvernement, notre vie vous appartient", "Produit toxique ou armes bactériologique, on meurt" ou encore "Pour de l'argent on nous tue". Sur place, de nombreux riverains interrogés par l'AFP se sont plaints de problèmes d'estomac, de saignements du nez ou de difficultés respiratoires. Le directeur du zoo d'Abidjan, le seul du pays, situé dans le quartier, s'est de son côté inquiété des conséquences de cette pollution sur ses animaux. Dans la soirée, le ministre ivoirien de la Santé a fini par admettre que des déchets toxiques avaient bien été déversés sur plusieurs sites d'Abidjan. "Le gouvernement continue à chercher tous les sites où ces déchets on été déversés", a déclaré le ministre, Rémy Allah Kouadio, à la télévision publique ivoirienne. "Effectivement, ces déchets sont composés de produits toxiques", a-t-il admis, ajoutant: "Nous en sommes conscients, mais les dispositions sont en train d'être prises au niveau de la santé". "La Côte d'Ivoire n'a jamais eu à faire face à un tel fléau", a-t-il souligné, en précisant que le gouvernement mettait "à la disposition de la population des médicaments de premières nécessité". L'opposition ivoirienne a vivement réagi lundi par la voix du Rassemblement des Républicains (RDR), qui a affirmé dans un communiqué que les autorités portuaires "avaient été avisées du contenu exact du bateau et savaient qu'il ne s'agissait pas d'eaux usées normales mais de déchets toxiques" contenant notamment de l'"acide sulfurique" et des "éléments chlorés". Estimant le nombre de victimes à "550 à ce jour", le RDR a condamné la "légèreté" des autorités et exigé du gouvernement "la publication des résultats des analyses et enquêtes en cours le plus rapidement possible" et une "prise en charge totale des victimes". September 06 123.2Environnement : une prise de conscience émerge aux Etats-Unis, selon Al Gore
L'ancien vice-président américain Al Gore, qui a dénoncé les dangers du réchauffement climatique au festival de Deauville par le biais du documentaire "Une vérité qui dérange", a estimé dimanche qu'une prise de conscience était en train d'émerger aux Etats-Unis. "La manière dont les gens appréhendent cette question a changé ces derniers mois, a affirmé M. Gore en conférence de presse. Beaucoup de gens parlent de ce sujet aux Etats-Unis et des phénomènes naturels comme l'ouragan Katrina ont attiré l'attention de millions d'Américains". "Il y a de nombreux signes d'espoir, a-t-il poursuivi. Des industriels ont changé d'avis sur ce problème, de nombreux conservateurs évangélistes qui ont soutenu Bush ont publiquement exprimé leur désaccord avec lui sur la question, et 281 villes ont adopté de façon indépendante les limitations (des gaz responsables du réchauffement atmosphérique) fixées par le protocole de Kyoto". Selon Al Gore, il est important d'éduquer les pays en développement à la protection de l'environnement, un combat qui lui est cher et est relaté dans "Une vérité qui dérange". "La Chine et l'Inde connaissent une croissance sans précédent due à la mondialisation, a souligné l'ancien vice-président démocrate. C'est important de comprendre que ces pays veulent se développer. Mais nous pouvons les influencer pour qu'ils choisissent d'autres sources d'énergie (...) qui polluent moins, afin qu'ils ne répètent pas les erreurs que nous avons faites à l'Ouest". Al Gore, vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001 et candidat malheureux à sa succession face à George W. Bush en 2000, avait été le négociateur des Etats-Unis pour le protocole de Kyoto, qui fixe une réduction globale des gaz responsables du réchauffement atmosphérique. Conclu en décembre 1997, il est entré en vigueur en février 2005, mais le président Bush a refusé de le ratifier. Terre Sacrée - 6 septembre 2006 123.1La Californie s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre Le gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger a annoncé mercredi avoir signé un accord "historique" avec le parlement californien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, une décision qui se démarque de la politique du gouvernement fédéral. La Californie est le premier Etat des Etats-Unis à s'engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, conformément au protocole de Kyoto. Les Etats-Unis, responsables de 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005 pour les pays signataires. George W. Bush a répété que les contraintes liées à ce traité international menaçait les industries de son pays. Les pays ayant ratifié le protocole de Kyoto se sont engagés à diminuer significativement leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2012 par rapport aux niveaux de 1990. Cet accord "sera un exemple pour d'autres Etats et d'autres pays pour continuer la lutte contre le réchauffement climatique", a estimé Arnold Schwarzenegger. Le 31 juillet dernier, M. Schwarzenegger avait critiqué l'inefficacité de la politique américaine en matière de lutte contre le réchauffement climatique et avait déclaré que "la Californie (n'attendrait) pas le gouvernement fédéral pour s'engager des actions" dans ce domaine. Terre Sacrée - 1er septembre 2006 September 05 122.2Des nouilles chinoises cuisinées aux OGM
Greenpeace affirme avoir découvert des traces d'un riz génétiquement modifié interdit dans des pâtes à base de riz, en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Des OGM non autorisés dans les assiettes françaises ? C'est ce que dénonce Greenpeace, tests à l'appui. L'organisation écologiste affirme avoir détecté des traces d'un riz génétiquement modifié interdit dans des nouilles de riz en France et en Grande-Bretagne, ainsi que dans des vermicelles en Allemagne. En France, les nouilles sont vendues par le plus gros importateur et distributeur de produits asiatiques, Tang Frères. Selon les résultats de tests de Greenpeace, les nouilles contiennent du riz « BT-63 ». Un riz génétiquement modifié à l'aide d'un gène de la bactérie bacillus thuringiensis qui lui permet de produire une protéine qui rend la plante résistante aux insectes. Ce riz n'a jamais, selon Greenpeace qui le considère « potentiellement allergène », été testé pour ses impacts pour la santé. Ces découvertes européennes surviennent deux semaines après un scandale américain: l'annonce de la contamination par un OGM de riz américain à long grain importé en Europe. Ce LL Rice 601, conçu par Bayer Cropscience, est interdit. Il n'avait, selon Greenpeace, jamais été cultivé nulle part, à l'exception de quelques parcelles expérimentales entre 1998 et 2001. Plusieurs cargaisons « positives » avaient été interceptées en Europe et Bruxelles a décrété le 23 août un embargo sur les importations de riz long grain des Etats-Unis, qui ne serait pas certifié exempt d'OGM. Après l'annonce de Greenpeace, la Commission européenne a vivement réagi mardi en fin de matinée. « La présence dans l'alimentation de traces d'organismes génétiquement modifiés (OGM) non autorisés dans l'Union est illégale et il est de la responsabilité des opérateurs d'assurer qu'ils ne mettent pas sur le marché des produits alimentaires qui ne respectent pas la réglementation de l'UE », a déclaré Barbara Helfferich, porte-parole de la Commission. « Les opérateurs n'en font clairement pas assez, a-t-elle ajouté. La Commission a écrit vendredi aux opérateurs (pour leur dire) que nous attendons que tout produit à base de riz intégrant un contenu illégal soit maintenu hors du marché ». Bruxelles a également annoncé son intention de demander des explications à la Chine. Libération - 5 septembre 2006 122.1Homophobie, une question d'éducation
Par Philippe CASTEL conseiller principal d'éducation à Ivry, responsable à la FSU de la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. Aujourd'hui, mardi, passent en justice cinq jeunes gens coupables d'avoir, le 13 juillet à Ivry, arrosé un couple d'homosexuels d'insultes homophobes puis de menaces, et finalement d'avoir jeté des cocktails Molotov dans leur appartement, simplement parce que ces deniers, excédés par le bruit en bas de leur immeuble, leur avaient demandé d'en faire un peu moins. Quelques jours plus tard, à Vitry, c'est le corps nu et inconscient mais heureusement toujours vivant d'un jeune homosexuel qui était découvert dans un parc, le visage tuméfié, le crâne fracassé et la cage thoracique enfoncée. Comme souvent dans les cas d'homophobie, et d'ailleurs dans la majorité des actes de violence sexuelle, ces faits sont commis par des individus de sexe masculin, justifiant leur rejet de l'existence même de l'homosexualité par l'image qu'ils se font de la virilité. A trop dire aux garçons qu'ils ne sont pas des filles et qu'à ce titre ils n'ont pas le droit d'être sensibles, on fabrique des petites brutes fières de leur masculine suprématie. Car il ne faut pas s'y tromper : derrière ces poings jetés à la face de l'autre, il y a le sentiment que la force fait l'homme et témoigne de sa puissance, donc de son existence.
L'intelligence est réservée aux filles, aux tapettes ou aux bouffons. L'effet de groupe et la tyrannie de l'image que l'on doit y donner viennent décupler ces manifestations de violence primaire et font obstacle à toute volonté d'échapper à cette panurgique attitude. L'homophobe ne fait que véhiculer des valeurs que lui a transmises son milieu social et culturel, en les exacerbant dans ses comportements excessifs. Nulle part on lui a dit qu'il pourrait peut-être mettre tout cela en perspective, nulle part on lui a dit qu'être un homme c'est bien plus que n'être seulement pas une femme, nulle part on ne lui a permis de déconstruire ces schémas mortifères. Il est bien allé à l'école, pourtant, mais que lui a-t-elle dit de tout cela ? A quel moment l'a-t-elle amené à réfléchir, à quel moment lui a-t-elle dit qu'il était dans l'erreur ? Les seules représentations qu'il a eues de l'homosexualité, dans l'enceinte de l'école, c'est cet élève au collège qu'il a martyrisé, et dont il n'est même plus sûr qu'il était vraiment homo, mais qu'en tout cas personne n'a jamais défendu, ni parmi ses camarades ni même parmi les adultes. Les cours d'éducation sexuelle n'ont évoqué que la reproduction, une fois en cours d'histoire on lui a dit que les nazis avaient déporté et gazé des homosexuels, et le seul prof perçu comme homo était l'objet de tous les chahuts et se gardait bien de sortir du placard. Préjugés d'un autre âge ? L'école aurait changé ? Certes, elle a évoqué la question, mais avec tant de précautions qu'à la longue on peut se demander si elle n'a pas honte de sa propre audace. Lorsque l'on lit, dans le tout récent guide du formateur pour l'éducation à la sexualité, édité par le ministère de l'Education nationale, que l' « orientation sexuelle et les pratiques sexuelles font partie de la sphère privée. L'orientation sexuelle ne devrait être connue que si la personne le fait savoir », on s'étonne, comme si l'hétérosexualité dominante ne s'exposait jamais dans l'espace public. Mais quand on lit ensuite qu'il « convient d'être attentif à ce que la loi du groupe n'enferme pas des adolescents dans une identité homosexuelle, à la suite d'expériences ou de rites illicites de passage (par exemple le bizutage) ne relevant que de pratiques sexuelles », on comprend en fait qu'il est dit que des adolescent(e)s mais surtout les garçons, probablement, vu ce qui est décrit peuvent se laisser aller à des comportements homosexuels sans pour autant que le regard porté sur ces pratiques ne fige leur orientation sexuelle, ce qui serait très grave. Pour ne pas avoir la désagréable impression que la crainte de cette fixation et de cet « enfermement » ne s'exprime que pour les comportements homosexuels, on aimerait lire que des rites hétérosexuels ne doivent pas, eux non plus, figer les adolescents dans l'hétérosexualité. Autrement dit, être hétérosexuel ne devrait pas nécessairement aller de soi, et la possibilité devrait être énoncée dans l'espace social qu'aucune normalité en la matière ne s'impose. Partout, en filigrane, dans ce document, transparaît la peur de faire du prosélytisme en faveur de l'homosexualité, ou tout au moins d'en être suspecté. En confinant l'orientation sexuelle à l'espace privé (représentation totalement mythifiée de ce qu'elle est réellement, au moins pour l'orientation hétérosexuelle) et en affirmant qu'elle doit rester confidentielle, on se protège ainsi de l'expression de l'orientation homosexuelle dans l'espace social. Et c'est ainsi que des générations d'homophobes se reproduisent et se multiplient, et peuvent sévir sporadiquement, alors qu'une intervention volontariste de l'école contre l'homophobie permettrait peut-être de la faire reculer, à défaut de la faire disparaître. Certains pays n'ont pas hésité à impliquer l'administration publique dans ce combat. Il est temps que la France fasse de même, et que notre ministère de l'Education n'ait plus peur de son ombre. La lutte contre le sexisme et l'homophobie, et leur corollaire le virilisme ambiant, contribuerait efficacement à faire reculer la violence, qui tend à remplacer toute forme de rapport social, et remettrait au centre des rapports humains l'échange, le respect et l'envie de connaître l'autre, la diversité n'étant plus alors considérée comme une menace. Le sexisme et l'homophobie signent la défaite de la pensée du vivre ensemble, et ces récents actes sexistes et homophobes témoignent de l'urgence devant laquelle est placée notre société si elle ne veut pas reculer. Seule l'éducation, à condition d'engager un combat volontariste sur ce terrain, peut encore contribuer à nous faire éviter le pire. La seule répression, en ces matières comme en d'autres, arrive toujours trop tard et ne sert qu'à se rassurer, alors que l'origine de ces actes n'est jamais combattue à la racine. Libération - 5 septembre 2006 September 04 121.1Faux médicaments, le fléau mondial
La contrefaçon fait des centaines de milliers de morts chaque année, notamment en Chine, un des principaux producteurs. Pilules de consommation courante ou innovations très chères, antibiotiques ou Viagra, en matière de médicaments, la Chine contrefait tout. Même des vaccins pour protéger les poulets de la grippe aviaire. La semaine dernière encore, la police shanghaïenne a démantelé un réseau qui vendait du faux Tamiflu, le médicament antigrippe du géant pharmaceutique suisse Roche. Plus de 400 kg de pilules prêtes à être mises en vente sur l'Internet ont été saisies. La Shanghai Xidi Pharmaceutical aurait écoulé plus de 600 000 dollars de faux médicaments en quelques mois d'existence... Cette fois, le faux vaccin était inoffensif. Mais l'industrie chinoise du faux pharmaceutique fait des centaines de milliers de morts. Sur son propre marché d'abord, puis chez ceux vers qui elle exporte sa production : ses voisins asiatiques et les pays du Sud en mal de traitements abordables. Cet été, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme sur les contrefaçons d'artésunate, un médicament contre le paludisme, fraîchement débarquées sur le continent africain. Une chose est sûre, le gouvernement chinois affiche une volonté de faire la chasse aux pilules de mauvaise qualité ou contrefaites. En premier lieu sur son territoire. Comme dans la plupart des pays à faible couverture sociale, beaucoup de Chinois achètent des médicaments dans la rue. « Seulement un quart de la population a accès à un système d'assurance maladie, insiste Valerio Reggi. Depuis un an, il y a des campagnes de contrôle avec des petits camions qui vont dans les zones rurales ». Au-delà des motivations de santé publique, les intérêts économiques poussent les autorités à montrer leur détermination dans cette lutte. « Comme les Indiens, les Chinois sont des spécialistes de l'exportation de médicaments finis mais aussi de matières premières. Ils doivent trouver des solutions, c'est une question d'image », note Cinthya Ramirez, analyste à l'IFPMA (International Federation of Pharmaceutical Manufacturers and Associations). D'autant que le secteur est en plein essor. La Chine représente 2 % du marché mondial du médicament, mais la croissance annuelle est de 17-18 %. « En 2001 , les Chinois ont accepté d'adopter des règles de bonnes pratiques de fabrication des molécules, souligne Valerio Reggi . Les fabricants ont dû s'adapter, c'est pourquoi des usines ont fermé, environ 2000 en cinq ans ». « Délirant ». Depuis début 2006, l'OMS met en place un groupe de travail international pour harmoniser la lutte contre la contrefaçon de médicaments. Il s'agit de mettre au point une législation modèle de répression, que chaque Etat pourrait ensuite adapter. « Dans la plupart des pays, la contrefaçon n'est pas définie comme telle, la loi porte sur la protection des marques, explique Valerio Reggi. A certains endroits, les faussaires risquent plus pour la contrefaçon d'une marque dix ans de prison que pour celle d'un médicament deux ans. C'est délirant ». De nombreux partenaires (2) et une dizaine de pays dont la Chine participent au projet. En tout cas officiellement. « Lors de la première réunion, en février, le gouvernement chinois avait envoyé trois représentants qui semblaient sérieux et prêts à collaborer. En juillet, à la deuxième réunion, il n'y en avait aucun », relève un responsable français de l'industrie pharmaceutique. (1) The Lancet Infectious Diseases, 21 août 2006.
(2) Dont l'Organisation mondiale du commerce, l'Organisation mondiale des douanes, Interpol, des associations de fabricants, de patients ... Libération - 4 septembre 2006
May 30 119.1Semaine de mobilisation pour le développement durable en France
Pour la quatrième année consécutive, la Semaine du développement durable, du 29 mai au 4 juin, appellera citoyens, collectivités et entreprises à changer leurs habitudes pour ménager la planète et le climat. "En 2002, seuls 9% des Français avaient connaissance de cette notion, aujourd'hui 50% disent connaître le mot et 40% peuvent en donner la définition. Le terme est bel et bien entré dans l'usage courant", constate la ministre de l'Ecologie, Nelly Ollin. "Le thème commence à prendre du sens", reconnaît Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable, qui s'avoue plus "dubitatif sur les changements de comportement" qu'occasionne cette semaine d'événements. En l'occurrence, près de 1.400 initiatives - soit le double de l'an dernier - ont été retenues dont une centaine, le Top 100, sont considérées comme "particulièrement remarquables". On retrouvera ainsi des expositions, des journées portes ouvertes, une série de conférences et colloques et des actions de terrain : promotion du vélo ou des économies d'eau dans le lavage des voitures, labellisation "développement durable" dans des villages de moins de 2.000 habitants. Le tout sera appuyé par une campagne de spots radio et télévision et la distribution d'affiches et de brochures sur les "gestes citoyens" au quotidien, dont l'une, aux couleurs de Babar, est destinée aux 4-8 ans.
L'organisation patronale, le Medef, occupe également le terrain en lançant son guide d'une centaine de bonnes pratiques à destination des entreprises, qui sont de plus en plus nombreuses à communiquer sur le développement durable. "Les entreprises agissent dans leur intérêt, mais beaucoup d'entre elles ont compris qu'elles seront mieux positionnées demain si elle prennent en compte l'environnement, le changement climatique", assure M. Brodagh. "C'est un mélange d'intérêt bien compris et d'insertion dans la société, qui avance à coup de régulations et d'approches volontaires". Le ministère réfléchit aux possibilités d'étendre "l'étiquette énergie", déjà appliquée aux voitures et à l'électro-ménager à d'autres produits, afin de signaler leur valeur en dioxyde de carbone (CO2), particulièrement néfaste au climat, indique François Bordes, conseiller Energie-Climat. Par exemple, comptabiliser et afficher les émissions de gaz à effet de serre sur une barquette de fraises importées du bout du monde hors-saison? D'ici là, "aux consommateurs de se montrer responsables", estime Mme Olin.
Selon Elizabeth Pastore-Reiss, directrice d'Ethicity - agence de conseil aux entreprises sur le développement durable - "un Français sur deux se sent concerné par l'état de la planète: "Sur 4.500 personnes interrogées en mars, 83% indiquent avoir pris conscience de leur pouvoir d'action au travers de leurs achats. Et plus de 20% pensent qu'il faut simplement consommer moins". Si rien ne répond à ces préoccupations, prévient-elle, "on court le risque de voir les plus gros consommateurs opter pour la décroissance".
May 15 116.2Emission de CO2 : les quotas européens sont trop généreux
Alors que les négociations internationales sur la lutte contre le réchauffement climatique reprennent aujourd'hui à Bonn, l'Union européenne a fait la démonstration de son incapacité à remplir ses obligations en matière de limitation des rejets de gaz à effet de serre. Le bilan rendu public lundi par la Commission de Bruxelles montre que la plupart des pays de l'UE ont affiché des émissions industrielles de gaz carbonique inférieures aux quotas qui leur avaient été alloués. Non pas que les industriels sont devenus subitement vertueux, mais parce que ces quotas, définis par les Etats et approuvés par l'UE, étaient trop généreux. C'est en tous cas l'analyse fait à Bruxelles comme chez les écologistes.
En 2005, les émissions de l'Allemagne ont ainsi été inférieures de 21 millions à son quota de 495 millions de tonnes, celles de la France de 20 millions à son quota de 151 millions. Le Royaume-Uni a dépassé de 33 millions son quota de 209 millions. Chypre, le Luxembourg, Malte et la Pologne ne sont pas inclus dans ces statistiques en l'absence de données fiables. Les projections des experts de Bruxelles montrent qu'en l'absence de nouvelles mesures de réduction de la pollution, l'Union européenne dans son ensemble et 13 des 25 pays membres ne seront pas en mesure d'atteindre ces objectifs. « La France contribue largement a rendre inefficace le marché européen du carbone. Pour l'année 2005, les allocations de quotas françaises excèdent de plus de 13% les émissions réelles des installations couvertes par la directive », expliquait lundi Laetitia De Marez, chargée de campagne Climat pour Greenpeace. « La France n'a pas joué le jeu dans la définition du plan d'allocation. Non seulement elle inonde le marché européen mais encore, elle renonce à un outil potentiellement efficace pour diminuer ses émissions nationales de gaz à effet de serre et ainsi respecter ses engagements au titre du protocole de Kyoto et de son objectif facteur 4 ».
Il est probable que les écologistes seront, au moins partiellement, entendus, quand il s'agira de définir la seconde phase de la stratégie européenne, pour les années 2008-2012, qui devrait réduire fortement les quotas.
Une telle issue aura de quoi satisfaire Londres, qui avait opté d'entrée pour une politique plus stricte que ses voisins, et dépasse donc ses quotas. La Grande-Bretagne a déjà appelé l'exécutif européen à se montrer plus dur. De leur côté, la France et l'Allemagne espèrent obtenir de la Commission une modification de la directive « quotas de CO2 » en vue de limiter l'effet de l'augmentation éventuelle du coût du CO2 qui est répercuté dans le prix de marché de l'électricité, a annoncé lundi le ministre français délégué à l'Industrie, François Loos. Les producteurs d'électricité estiment que le coût des émissions de gaz à effet de serre alourdit le prix final d'électricité sur le marché. Logique, puisque c'était l'objectif de la politique de quotas : contraindre par la bourse les industriels à produire plus propre… Et de ce côté là, le bilan de l'année 2005 aura été catastrophique sur le plan de l'efficacité européenne : les allocations de CO2 très généreuses ont provoqué une forte chute des cours sur le jeune marché des crédits carbone. Les premiers chiffres diffusés à la fin avril par certains pays membres, inférieurs aux quotas, ont ainsi fait chuter le marché de 60% en trois semaines. Alors que les discussions sur l'après-Kyoto, à partir de 2012, achoppent sur la question de l'implication des pays émergents dans la lutte contre le réchauffement, l'impuissance européenne apportera de l'eau au moulin des pays qui, comme l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud, demandent plus d'efforts à l'occident. La réunion à Bonn cette semaine de la Convention-cadre de l'Onu sur les changements climatiques (CCNUCC) devrait traduire une fois de plus l'affrontement entre les quarante pays riches qui ont pris des engagements dans le cadre du protocole de Kyoto et les pays du sud. Car il est vrai que l'essentiel de la hausse attendue des émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies viendra des pays émergents. C'est déjà le cas depuis dix ans. La Banque mondiale, qui constate une hausse de 15% des rejets planétaires en seulement dix ans le soulignait la semaine dernière dans son « Livre vert ». Mais les pays du sud rétorquent que le réchauffement constaté depuis un siècle est de la responsabilité du nord. « Les pays en développement attendent des pays industrialisés qu'ils jouent un véritable rôle moteur dans les efforts pour limiter les émissions avant qu'ils n'acceptent eux-mêmes des objectifs contraignants », a déclaré lundi Richard Kinley, secrétaire par intérim de la CCNUCC. Libération - 15 mai 2006 116.1Le réchauffement climatique pourrait faire des millions de morts d'ici la fin du siècle selon un rapport
Le réchauffement climatique pourrait faire des millions de morts en raison d'inondations, de famine, de sécheresse et de violences qui en découleraient d'ici la fin du siècle, avertit un rapport qui sera publié lundi par l'association caritative britannique Christian Aid. Selon cette organisation, quelque 162 millions de personnes pourraient succomber à des maladies causées par le réchauffement climatique dans la seule région d'Afrique sub-saharienne. D'autre part, la lutte pour des ressources qui se raréfieront risque de provoquer des violences. Christian Aid exhorte dans son rapport le gouvernement britannique à prendre les devants parmi les pays riches pour enrayer le réchauffement climatique. L'organisation prône surtout le passage de pays d'Afrique sub-saharienne aux énergies renouvelables, ce qui bénéficierait selon elle à l'environnement tout en générant des emplois, en améliorant la santé de ses habitants et en créant de meilleurs conditions pour l'éducation. "Ce rapport expose clairement et met à nu l'impact dévastateur qu'aura le changement climatique provoqué par l'Homme sur de nombreuses populations parmi les plus pauvres du monde", a déclaré Sir John Houghton, qui a siégé dans un groupe de travail scientifique établi par le Comité intergouvernemental sur le changement climatique. "Cette réalisation expose un impératif moral inéluctable pour ceux d'entre nous dans le monde développé qui avons tant bénéficié d'énergie peu chère à base de carburants fossiles. Nous devons répondre par une action urgente et déterminée", a-t-il rajouté. Quotidien Permanent du Nouvel Observateur - 15 mai 2006 May 05 114.116.119 espèces menacées de disparition
Selon l'Union mondiale pour la nature (UICN), qui a publié mardi la liste des espèces animales et végétales menacées d'extinctions, « la perte de biodiversité s'accélère » . Parmi les espèces concernées : l'ours polaire, l'hippopotame et les poissons d'eau douce. L'Union mondiale pour la nature (UICN) a publié mardi la liste rouge des espèces animales et végétales menacées d'extinctions. 16.000 espèces sont concernées, dont l'ours polaire, l'hippopotame et les poissons d'eau douce. « La tendance qui se dégage est claire : la perte de biodiversité s'accélère au lieu de ralentir », a souligné Achim Steiner, directeur général de l'UICN. « La biodiversité ne sera pas sauvée par les seuls spécialistes de l'environnement, il faut qu'elle devienne la responsabilité de chacun d'entre nous ». Selon cette liste publiée chaque année, 16.119 espèces sur les 40.177 suivies sont menacées d'extinction, parmi lesquelles un tiers des amphibiens, considérés comme les meilleurs indicateurs de l'altération de l'environnement, un quart des arbres conifères, un quart des mammifères et un huitième des oiseaux. L'UICN indique que 784 espèces sont officiellement éteintes et que 65 espèces n'existent plus qu'à l'état captif ou cultivé. Alors que l'objectif de la communauté internationale est de ralentir fortement le rythme annuel de perte de biodiversité d'ici à 2010, souligne l'UICN, de nouvelles espèces ont fait leur entrée dans la liste rouge 2006, dont l'ours polaire, victime du réchauffement climatique et désormais classé « vulnérable ». Sous l'effet de la fonte de la banquise, les ours blancs devraient subir un déclin de plus de 30% de leur population dans les 45 prochaines années, estime l'UICN. Libération - 02 mai 2006 April 23 113.1Les ours polaires menacés de disparition
Les ours polaires auront disparus dans moins de 25 ans en raison du réchauffement climatique qui réduit considérablement la couche de glace dont ils dépendent pour se nourrir et se reproduire. C'est ce qu'a affirmé le scientifique australien Tim Flannery, en visite à Ottawa. La couverture de glace de l'Arctique baisse de huit pour cent par année et les ours polaires présentent déjà des signes de stress très importants a expliqué M. Flannery. Les ours polaires donnaient auparavant naissance à des triplés alors que maintenant ils n'ont qu'un petit, le temps de sevrage est passé de 18 à 12 mois et leur poids moyen a baissé de 15 pour cent, a dit M. Flannery. Il a aussi mentionné d'autres sources d'inquiétudes, à l'exemple du réchauffement de la rivière Fraser en Colombie-Britannique qui a tué les saumons au cours dernières années; et les forêts de la côte ouest qui ont été décimées par une infestation de coléoptères capable de survivre aux hivers plus doux. --
Alerte au réchauffement
Implanté dans plus de 90 pays, le WWF, organisation mondiale de protection de l’environnement, est l’une des plus importantes organisations indépendantes de protection de la nature et de l’environnement dans le monde.Depuis sa création en 1961, il a acquis expérience et renommée grâce à de nombreux succès en matière de sauvegarde des milieux naturels. Le WWF a pour objectif de stopper la dégradation de l’environnement dans le monde et de construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature : . en préservant la biodiversité du globe, . en garantissant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables, . en encourageant des mesures destinées à réduire la pollution et la surconsommation. Le changement climatique est l’une des plus graves menaces écologiques, pour laquelle l’homme a une responsabilité importante. En rejetant de plus en plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, nous en perturbons le fonctionnement et risquons de provoquer la disparition d’un million d’espèces, la fonte des glaces et la montée du niveau des mers ainsi qu’une augmentation des phénomènes extrêmes (canicules, inondations, tempêtes, désertification…) qui affecteront de nombreuses populations. Le WWF, par l’intermédiaire de son programme sur le changement climatique, alerte la communauté internationale et propose des solutions pour que chacun participe à la réduction des gaz incriminés (élus, entreprises, public). . Le WWF-France a fait de ce dossier une de ses priorités depuis 5 ans. Il met en place des actions et des projets de sensibilisation et d’information, pour promouvoir les économies d’énergie dans l’industrie et les transports et accélérer le développement des énergies propres et renouvelables pouvant réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’Arctique continue à fondre ! Un rapport publié en 2005 montre sans équivoque que la région du Pôle Nord et de l’Arctique est l’une des plus exposées au désastre du réchauffement climatique. Ce rapport est le plus complet jamais réalisé sur les effets dévastateurs du changement climatique dans cette région. Le rapport, intitulé The Arctic Climate Impact Assessment (Evaluation de l’impact du climat dans l’Arctique) ou en abrégé ACIA*, est le résultat des travaux menés par quelque 250 scientifiques à la demande des gouvernements des pays de l’Arctique. Il prouve de manière irréfutable que le changement climatique est une réalité dans cette région et que ses effets ne pourront que s’accélérer et s’aggraver, à moins que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites. Un réchauffement du climat de l’Arctique aura des conséquences locales (notamment sur les populations d’ours polaires) mais aussi au niveau de la planète tout entière, en accélérant le réchauffement climatique global et l’élévation du niveau des mers.
Une fonte importante de la banquise est d’ores et déjà observée et il y a un risque que, d’ici 50 ans, cette banquise devienne totalement liquide pendant la saison estivale. Cela priverait l’ours polaire de son milieu de vie ! Les principales conclusions du rapport sont : • Le changement du climat en Arctique résultant des activités humaines compte parmi les plus importants au niveau mondial : le réchauffement de l’Arctique sera potentiellement deux à trois fois plus fort que la moyenne dans le reste du monde. • L’ours polaire pourrait disparaître d’ici la fin de ce siècle : cette espèce a peu de chances de survivre si, comme le prédisent certains modèles climatiques, on devait assister d’ici moins de cent ans à une disparition complète de la banquise en été. • Certaines pêcheries arctiques sont condamnées à disparaître. • Au fur et à mesure que le climat se réchauffera, des difficultés de survie affecteront probablement les animaux, mais aussi les hommes vivant dans l’Arctique. • Une élévation du climat entraînera vraisemblablement un accroissement du risque d’incendies de forêts et une augmentation des dégâts dus aux tempêtes dont souffriront les communautés côtières de l’Arctique. • Les glaciers du Groenland et la glace de la toundra se mettront à fondre, contribuant ainsi à l’élévation globale du niveau des océans. . A l’heure actuelle, des dizaines de millions de personnes dans le monde vivent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer (au Bangladesh par exemple) ; des régions comme la Floride et la Louisiane aux Etats-Unis, de même que des villes comme Bangkok, Calcutta, Dhaka et Manille seraient mises en danger suite à l’élévation du niveau des océans. • La superficie de la calotte glaciaire du Groenland, qui subit une fonte estivale, s’est réduite d’environ 16 % entre 1979 et 2002. Il n’est pas impossible que le réchauffement climatique – si nous ne le maîtrisons pas - iprovoque à terme une fonte complète de la calotte glaciaire du Groenland, ce qui entraînerait une élévation du niveau des océans de sept mètres environ. • La fonte des glaces dans l’Arctique accélérera le réchauffement climatique global en réduisant la capacité de ces glaces blanches à refléter la chaleur du soleil vers l’espace. • Le réchauffement du climat de l’Arctique pourrait éventuellement altérer le Gulf Stream, ce courant vital qui assure des températures tempérées en France et en Europe du nord-ouest. L’ours polaire aura-t-il encore de la glace ? Si nous pouvons assurer un avenir à cette espèce en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre, nous pourrons garantir la survie de milliers d’autres espèces partout dans le monde. Pour plus d’information --> www.wwf.fr
April 19 112.1« 60 % des morts de cétacés sont naturelles, le reste est lié à la pêche »
Pour les mois de février et mars, 300 cadavres de cétacés ont été collectés sur la côte atlantique, un chiffre qui inquiète le réseau national d'observation des échouages, basé à La Rochelle. Son coordinateur, Olivier Van Canneyt, explique pourquoi. Le nombre d'échouages enregistré ces derniers mois est-il alarmant ? C'est la hausse de ces échouages que nous jugeons préoccupante. Depuis les années 90, leur nombre a considérablement augmenté, avec des pics hivernaux que nous ne savons pas expliquer. Dans le golfe de Gascogne, le phénomène est particulièrement visible à cause du vent d'ouest qui ramène les cadavres vers la côte. C'était le cas en février. On se pose la question de l'impact de la pêche sur cette forte mortalité. Les dauphins fréquentent beaucoup la zone côtière en hiver, car il y a plus de nourriture, et cela crée des interactions avec les pêcheurs. Mais nous ne sommes pas encore capables de les mesurer réellement. Pour les marsouins, l'analyse est différente. L'espèce avait quasiment disparu dans les années 70, donc plus d'échouages. Aujourd'hui, on est revenu à une cinquantaine de cadavres annuels, et là, on ne s'inquiète pas, parce que ça signifie le retour de l'espèce et davantage de marsouins en mer. Quelles sont les solutions pour les protéger des captures accidentelles ? Les nouvelles générations de pêcheurs sont de plus en plus sensibles aux questions d'environnement, et nous travaillons beaucoup en partenariat avec eux. Pour les chaluts, l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) réfléchit à des techniques d'échappement afin de permettre aux cétacés de se libérer. Pour les filets, des balises ultrason appelées pingers sont déjà obligatoires dans toute l'Europe du Nord, jusqu'à la Manche. Elles fonctionnent très bien pour éloigner les marsouins. Mais ce que nous préconisons, c'est un aménagement de la pêche sur certaines zones et certaines périodes. Ce serait probablement le plus efficace. Ce n'est cependant pas dans l'air du temps. Quels sont les animaux concernés ? Nous les classons en trois catégories. Il y a les phoques, qui représentent entre 60 et 90 échouages par an, et dont la majorité arrivent vivants mais épuisés. En général, ce sont des jeunes séparés de leur mère. Ils sont recueillis et envoyés à Brest où le centre Océanopolis possède une grosse clinique pour les soigner puis les réintroduire. Il y a aussi tous les petits cétacés, dauphins et marsouins, avec 500 à 900 échouages par an. Une très faible minorité arrivent vivants. On essaye de les renflouer, mais, dans 95 % des cas, ils meurent rapidement. Cela dit, les cadavres sont un outil précieux, Ils nous permettent de collecter des informations et de mieux connaître ces espèces. Il y a enfin les gros cétacés, 5 à 10 rorquals (baleines) et cachalots découverts par an. Pour eux, nous nous occupons de l'équarrissage imposé par la loi. Et là aussi, nous profitons du découpage pour faire des prélèvements. A quoi servent ces prélèvements ? Les prélèvements sont une source irremplaçable d'informations pour des espèces que l'on ne peut pas capturer facilement. Nous analysons leurs dents, le contenu de l'estomac, le gras, le muscle, le foie... Ça nous a permis de progresser énormément dans la connaissance du régime alimentaire des dauphins, mais aussi de leur reproduction, qui était très méconnue. Grâce au prélèvement d'ovaires, on a ainsi éclairci l'âge de la maturité sexuelle chez la femelle, le nombre de petits qu'elle peut avoir. En se penchant sur leur patrimoine génétique ou leur exposition à la pollution, on apprend par ailleurs à mieux les protéger. Vous avez évoqué l'impact de la pêche sur la mortalité des mammifères marins. Est-ce la seule cause ? Sur un an, on estime que 60 % des décès sans raison apparente sont des morts naturelles. Ces animaux étaient soit malades, soit infectés par des parasites comme des vers, soit vieux, tout simplement. Un grand nombre de décès reste quand même lié à la pêche. Les animaux sont pris dans les filets ou les chaluts pélagiques et ils s'asphyxient car ils ne peuvent pas remonter à la surface pour respirer. On les repère à leurs blessures : ils ont souvent les nageoires coupées, ou des fractures. Pour les baleines et les cachalots, c'est un peu différent. Il n'y a pas de problème majeur identifié. Ce sont plutôt des individus égarés qui se font piéger par un courant et sont portés vers la plage. Libération - 19 avril 2006 April 18 111.2La Chine jamais en panne de censure
Pékin durcit son contrôle sur les journaux étrangers. Le gouvernement de Pékin renforce son contrôle sur les éditions chinoises de magazines étrangers. Première victime visible de ce raidissement politique, Rolling Stone, le mensuel de la contre-culture hippie. Disponible dans les kiosques de Pékin depuis le mois de mars, son deuxième numéro, qui devait sortir le 1er avril, a été suspendu par les autorités chinoises. Hao Fang, son rédacteur en chef, assure qu'il sera en vente cette semaine, mais avec une couverture amputée de son titre original. Seul figurera le nom de son éditeur et partenaire chinois, Yinxiang shijie (Le monde de la musique). Le contenu, soutient Hao Fang, « n'a toutefois pas été modifié ». Velours. Le numéro un, diffusé en mars à 125 000 exemplaires tous vendus, a sans doute jeté le pavé un peu loin. L'un des articles était consacré à la scène musicale pendant la « révolution de velours » de Prague. Une photo montrait le rocker Cui Jian sur la place Tiananmen, lors d'un concert devant les étudiants qui occupaient la place pendant le mouvement démocratique de 1989. Suivaient quatre pages d'entretien avec la blogueuse chinoise, Mu Zimei, connue pour raconter sa vie sexuelle sur l'Internet. La suspension du mensuel « sex n'rock n'roll » n'a pas posé de difficulté technique aux censeurs puisqu'en Chine, les éditeurs étrangers n'ont pas de droit de publier en leur nom propre. Ils ne sont autorisés qu'à « vendre » les copyrights de leurs publications à un partenaire éditeur chinois (appelé ici une belle-mère), seule entité juridiquement reconnue. Ainsi Hachette, qui édite plusieurs magazines, n'est officiellement siglé qu'en tant que « compagnie publicitaire ». Chaque titre doit être homologué par l'Administration générale de la presse et des publications (Gapp), « ce qui n'est pas encore le cas de Rolling Stone », reconnaît Hao Fang. Cette reprise en main du Département de la propagande du parti touche, depuis janvier, tous les médias chinois. Ce genre de purge, cyclique dans le pays, sévit en moyenne tous les deux ou trois ans depuis 1976. Le mensuel anglophone gratuit de Pékin That's Beijing, destiné aux touristes, s'est vu, ce mois-ci, retoquer sa couverture et son article principal consacré à l'artiste-peintre contemporain Huang Rui, célèbre pour ses portraits de Mao sur fond de billets de banque, et ses détournements sarcastiques de slogans politiques. « Le censeur nous a dits : "Huang Rui, c'est hors de question !", raconte un Occidental responsable de ce périodique qui doit salarier pas moins de cinq censeurs chinois. Certains sont plus cool que d'autres, c'est pourquoi on s'est dit que l'article aurait pu passer ». Leon Lee, le rédacteur en chef, tire les leçons de cet épisode : « De toute façon, si on ne s'autocensure pas, on est censuré par quelqu'un d'autre... » Sciences. La docilité est néanmoins un plus aux yeux des autorités lorsqu'il s'agit de faire le tri parmi les nombreux éditeurs attirés par le foisonnant marché publicitaire chinois (environ 700 millions d'euros en 2005). La mode, sujet neutre, est un terrain sûr. Vogue, Cosmopolitan, Harper's Bazaar, ont leurs éditions locales. Hachette fait partie des pionniers avec son Elle édulcoré, lancé en 1988, et Marie Claire, en 2002. « Le marché publicitaire chinois, depuis des années, connaît une croissance de 15 à 20 % », se félicite Cao Weiming, le directeur en Chine d'Hachette-Filippacchi Advertising. Néanmoins, les projets du groupe sont affectés par le tour de vis, Libération - 18 avril 2006 111.1Les forêts pomperont moins de carbone que prévu
Deux études américaines confirment que l'absorption du CO2 par les grandes étendues forestières a ses limites. De quoi remettre en cause l'idée de « puits de carbone » sur le long terme. Explications. En accordant le statut de « puits de carbone » aux grandes étendues forestières, les négociateurs du protocole de Kyoto ont peut-être commis une bévue. Deux études américaines renforcent l'idée que les forêts ne pourront pas pomper autant de gaz carbonique qu'espéré pour lutter contre le réchauffement climatique. Les forêts, dans leur phase de croissance, sont considérées à juste titre comme des pompes de carbone : les plantes captent le gaz carbonique de l'atmosphère et le piègent dans leur végétation. D'où l'idée défendue par les grands pays forestiers, comme le Canada et la Russie, que leurs surfaces boisées doivent venir en déduction de leurs rejets de gaz à effet de serre. Une idée acceptée et gravée dans le marbre par les signataires du protocole de Kyoto entré en vigueur l'an dernier.
Mais voilà, les choses sont plus compliquées qu'il n'y paraît. C'est ce que confirment Peter Reich (Université du Minnesota) et sept collègues américains dans la revue « Nature », et une second équipe conduite par Johan Six (université de Californie) dans une édition avancée des « Annales de l'Académie américaine des sciences » (PNAS). Après avoir étudié durant six ans des plantations soumises à des niveaux accrus de gaz carbonique, les premiers ont constaté que le manque d'azote dans le sol limite, au bout de quatre à six ans, la croissance des arbres et par conséquent la quantité de CO2 captée dans l'atmosphère. De son côté, l'équipe de Johan Six a conduit une « meta-analyse », passant en revue plusieurs dizaines d'études sur ce sujet. Elle confirme que, à moins d'accompagner l'augmentation de la teneur atmosphérique en gaz carbonique par d'importants apports d'azote dans les sols, la croissance de la végétation sera rapidement freinée. Ils notent au passage que si l'azote est apporté de manière importante, d'autres carences (phosphore, molybdène et potassium) limitent à leur tour le pompage du carbone atmosphérique. Une invitation de plus à réduire les rejets de CO2 à la source plutôt que de chercher des palliatifs. Car pour que les forêts jouent sur le long terme leur rôle de puits, il faudrait les arroser d'engrais … Libération - 18 avril 2006
April 08 108.1Les oiseaux australs atteints par la fonte des glaces
On s'en doutait mais une étude* le confirme : le réchauffement a un impact direct sur le mode de vie des oiseaux de l'Antarctique. Deux chercheurs du centre d'études biologiques du CNRS de Chizé (Deux-Sèvres), Christophe Barbraud et Henri Weimerskirch, ont analysé les dates d'arrivée et de ponte de neuf espèces d'oiseaux australs en terre Adélie sur les cinquante dernières années. Pour Barbraud, « la constitution des colonies se fait 9,1 jours plus tard en 2004 qu'en 1950 et la ponte 2,1 jours plus tard ». Certes, « les décalages ne sont pas énormes, et le retrait des glaces ne les expliquerait qu'à hauteur de 24 % », mais cette étude montre que la diminution de l'étendue de glace de 12 à 20 % réduit la quantité de nourriture à disposition des oiseaux marins. Le krill mais aussi les poissons vivant sous la glace étant plus rares, les lieux sont moins propices à la reproduction. Les oiseaux marins ont en effet besoin de constituer de grandes réserves de nourriture et de graisses pour assurer une bonne nidification. D'après Barbraud, « si l'arrivée de ces oiseaux ne coïncidait plus avec la présence de leurs proies, ceci entraînerait la baisse de la population d'oiseaux du Grand Sud, car ils sauteraient un cycle de reproduction. De plus l'éclosion des oeufs devenant tardive, les jeunes auront moins de temps pour se préparer à affronter l'hiver ». Dans l'arctique, la précocité du printemps engendre paradoxalement un phénomène inverse. La nourriture devenant plus accessible grâce à la fonte des glaces, l'arrivée des oiseaux et leur reproduction se font plus tôt. * Proceedings of the national academy of sciences du 6 avril. Libération - 07 avril 2006 April 06 107.28 avril 2006 : Journée Internationale d’Opposition Collective aux OGM
L’organisation Mondiale du Commerce (OMC) dont le Directeur Général Adjoint a précédemment été le Conseiller Juridique pour les questions européennes de Monsanto, géant des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) a tranché mardi en faveur de la libre importation des OGM en Europe. Etant donné l’opposition de la plupart des européens à ce type de produits, ce verdict ne provoquera pas une percée significative sur le marché européen. Par contre, il ouvrira la porte au développement des cultures génétiquement modifiées, ainsi qu’à la contamination des champs non-OGM et de la chaîne alimentaire. Il est par ailleurs porteur d’un message clair en direction du reste du monde, selon lequel il serait désormais inutile de tenter de réglementer les OGMs. C’est dans ce contexte que 100 organisations internationales déclarent dans plus de 40 pays que le 8 avril 2006 sera la Journée Internationale d’Opposition Collective aux OGM (JIGMOD). Avec des événements publics majeurs dans plusieurs de ces pays, cette journée démontrera l’opposition globale et soutenue à la nourriture et aux plantes transgéniques. « Cette journée internationale fait suite à la décision de l’OMC d’empêcher les gouvernements européens de protéger leurs agriculteurs et les autres citoyens contre la menace des OGM » explique un des promoteurs nord-américains de l’événement. « Nous nous associerons à nos alliés de part le monde pour condamner la décision de l’OMC, ainsi que pour dénoncer les tentatives de l’Administration américaine pour imposer à tous cette technologie hasardeuse. » Le 8 avril, des "Sites d’Information" distribués dans le monde entier permettront au public de mieux connaître les dimensions sociale, scientifique, environnementale et sanitaire du dossier des OGM. Certains de ces sites seront reliés au moyen d’une vidéo-conférence offrant un forum international aux opposants aux OGM, y compris les figures historiques du mouvement. Une lettre écrite par une équipe de scientifiques, qui met en évidence les risques et les problèmes sanitaires des organismes génétiquement manipulés, sera notamment présentée au cours de cette conférence. Une manifestation aura lieu à Chicago où les industries biotechnologiques tiendront leur convention annuelle. La promotion des Semences Paysannes, comme alternative préexistante aux OGM sera lancée dans plusieurs pays. Parmi d’autres initiatives collectives, une mosaïque « non aux OGM » composée de pièces venant du monde entier sera exposée en Turquie. Des concerts, des projections de documentaires, des parcours-découverte et des marchés paysans accompagneront les stands d’exposition des organisations. « Nous sommes soucieux de notre qualité de vie, et voulons éviter que nos champs et nos assiettes soient atteints par les Chimères Génétiques » déclare Dominique Béroule, membre de l’équipe de coordination en France. « Pendant 10 ans, des organisations ont suivi à travers le monde des chemins parallèles et complémentaires pour atteindre ce but. Aujourd’hui, alors que l’OMC intervient pour étendre le marché des OGM et supprimer les protections légales, les écologistes, les agriculteurs et les organisations de consommateurs associent leurs efforts à l’occasion d’un rendez-vous mondial, pour informer le public des preuves croissantes existant à l’encontre de la nourriture et des cultures transgéniques. » « Plus les gens s’informent sur les risques des OGM pour notre santé, l’environnement, et les communautés pratiquant une agriculture traditionnelle, plus ils sont opposés à cette technologie », explique Brian Tokar, de l’« Institute for Social Ecology », basé aux Etats-Unis. « Et dans beaucoup de pays, cette prise de conscience s’est traduite par de saines réglementations publiques pour limiter l’importation et la culture de produits OGM. C’est pourquoi les sociétés biotechnologiques cherchent à empêcher l’éveil de la conscience publique aux USA, et pourquoi nos gouvernements ont fait pression sur l’OMC pour contrôler les actions justifiées de protection dans les autres pays ».
« Les pays qui ont adopté les OGM doivent faire face à des coûts supérieurs, ainsi qu’au rejet du marché ; c’est pourquoi ils veulent imposer le problème des OGM aux autres pays avec lesquels ils sont en compétition. Les agriculteurs veulent mettre sur le marché ce que souhaitent les consommateurs, qui n’est pas du "génétiquement modifié". La contamination n’est pas contrôlable et des pertes économiques auront lieu, mais ce devraient être les compagnies de biotechnologies, et non les agriculteurs non-OGM, qui devraient avoir à supporter les pertes que les OGM causeront » déclare Julie Newman, agricultrice Australienne représentant le Network of Concerned Farmers. D’après Ignacio Chapela, Microbiologiste et Professeur à l’Université de Californie (Berkeley), « certains d’entre nous veulent être sûr que les OGM ne sont pas lâchés dans l’environnement sans un consentement public informé et transparent, mais reconnaissent que certaines manipulations d’organismes peuvent être utiles, à condition qu’existe un haut niveau de responsabilité publique et des capacités techniques pour assurer qu’ils ne quittent pas l’enceinte d’un laboratoire ». Arpad Pusztaï, qui mena les premières recherches sur les impacts nutritionnels et développementaux de la nourriture transgénique, déclare : « Est-ce que les cadres des compagnies de biotechnologie qui encouragent les OGMs malgré l’opposition du public seront capables de regarder dans les yeux leurs propres enfants et petits- enfants quand les dégâts sanitaires et environnementaux seront devenus réalité ? » pour plus d'infos -> http://altercampagne.free.fr 107.1L'Espagne contaminée par les OGM selon Greenpeace
L'Espagne, qui cultive du maïs transgénique depuis 1998, se trouve confrontée à une contamination "sans précédent" de son agriculture traditionnelle, ont déclaré les organisations écologistes Greenpeace-France et Espagne dans une étude publiée mardi. Réalisé en partenariat avec deux organisations espagnoles, la Plataforma Transgènics Fora! et l'Assemblea Pagesa de Catalunya, le rapport de Greenpeace s'appuie sur une enquête de terrain et des analyses effectuées sur une quarantaine d'exploitations agricoles conventionnelles et biologiques, dans deux provinces espagnoles, la Catalogne et l'Aragon. Résultat : près d'un quart des champs de maïs testés se révèlent contaminés par du maïs OGM jusqu'à un taux de 12,6% ; les distances de sécurité entre les champs transgéniques et les autres ne sont pas respectées ; les multinationales disséminent des OGM non autorisés, etc. Ne commettons pas les mêmes erreurs que nos voisins ! Nous demandons au députés de protéger les Français de la contamination en refusant ce projet de loi qui la légalise. Peuvent-ils ignorer le souhait de 78% de leurs concitoyens qui réclamant un moratoire sur les OGM et les réserves émises à diverses reprises par Jacques Chirac lui-même ?" Le rapport paraît la veille de l'ouverture de la Conférence de Vienne, organisée les 5 et 6 avril par la Commission européenne et l'Autriche, qui préside le Conseil de l'UE jusqu'à fin juin. Cette première grande conférence européenne sur les OGM invite ministres de l'Agriculture et de l'Environnement, ONG et scientifiques à se pencher sur la question controversée de la coexistence entre cultures transgéniques et cultures conventionnelles ou biologiques. "Justement, remarque Juan Felipe Carrasco, responsable de la campagne OGM de Greenpeace Espagne et co-auteur du rapport, notre étude montre clairement que la coexistence est un leurre et que les cultures d'OGM à grande échelle empêchent définitivement les consommateurs et les producteurs de choisir des produits ou des semences sans OGM." Greenpeace France - 04 avril 2006 April 05 106.2Compte à rebours pour les biopirates
Un seul point décidé par la CDB a été accueilli avec satisfaction par les écologistes : le maintien du moratoire sur les expérimentations et la vente des semences transgéniques dites " Terminator ", manipulées pour ne pas pouvoir, si elles sont semées, donner naissance à une nouvelle plante.
106.1« Les Etats doivent inclure les maladies du tiers monde dans leurs programmes de recherche »
February 09 104.1La nappe de pétrole
La nappe de pétrole de 35 km qui s'est répandue dans la Baltique, il y a dix jours, pourrait avoir tué 35.000 oiseaux en Estonie, soit cinq fois plus que les premières estimations. 7 ans pour prendre des décisions sur le climat
C'est le délai fixé par Tony Blair hier pour que la communauté internationale évite un point de non-retour. Projet de loi français contesté
La présentation du projet de loi sur les organismes transgéniques suscite de nombreuses réactions parmi les associations écologistes. France nature environnement (www.fne.asso.fr) propose un contre-projet de loi en dix points avec une idée : des études de santé transparentes et publiques doivent précéder toute autorisation de diffusion d'un OGM, elle-même soumise à obligation d'assurance. Pour sa part, le député Verts Noël Mamère a dénoncé « une mascarade » qui « fait la part très belle aux semeurs de semences ». Pour Dominique Voynet, « le projet de loi ne répond à aucune des questions qui intéressent les citoyens ». C'est sur les cultures à ciel ouvert que porte l'essentiel du débat, avec des craintes sur la dissémination non contrôlée des gènes et la toxicité des OGM. Lire aussi :
Libération (09/02/06)
|
|
|